L’histoire de Nantes

 

La visite du musée de l’histoire de Nantes commence par la période la plus ancienne pour ensuite traverser les siècles jusqu’à nos jours.

 

 

 

 

La visite du musé commence par la période gallo romaine.

Il subsiste quelques traces de monuments romains, comme des bains publics près de l’église Sainte-Croix. Nantes était alors habité par les Gaulois et était rattaché à l’Aquitaine. La ville portait alors le nom de Condevicnum sous les Gaulois puis Namnetes lors de sa prise par Clovis.

Nantes a subi les invasions saxonnes, franques et bretonnes.

C’est sous l’époque carolingienne que plusieurs comtés francs se regroupent. Le pays rennais, le pays nantais, le pays vannetais et une partie du Maine. Ce regroupement est sous administration militaire et sert de zone tampon entre l’empire franc et les Bretons.

A l’aube du moyen-âge, le pays de Rennais, le pays de Retz et le pays Nantais sont rattaché à la Bretagne.

 

La période moyen-âge et renaissance.

C’est au mariage d’Anne Duchesse de Bretagne et de François Ier roi de France, que la Bretagne entre dans le giron de la France. Henry II fut le dernier Duc de Bretagne.

La ville se fortifia après l’assassinat du Duc de Guise. La Bretagne ayant été la dernière province et Nantes la dernière ville à se soumettre à la ligue, elle est choisie par Henry IV pour rédiger le célèbre Édit de Nantes. Créant la liberté de culte ce qui mettra fin à la guerre de religion. L’Édit de Nantes fut ensuite abrogé par Louis XIV.

 

Le grand siècle et le siècle des lumières.

Nantes a construit sa fortune sur la traite négrière au XVIIe. Après La Rochelle, mais avant Bordeaux. Les livres de bord parlent de « Bois d’ébène » pour faire référence aux esclaves captifs. Au XVIIIe, Nantes devient le principal port négrier de France. Loin de fermer les yeux sur son passé, la ville a construit un mémorial sur l’abolition de l’esclavagisme. Lorsqu’on travers cette section du musée et que l’on découvre les fers, les flagelles, les livres de bord et le code noir. L’ambiance y est pesante et chargée d’émotion. N’étant pas Nantaise de naissance, je n’étais pas vraiment au courant. On me l’avait dit bien sûr et le sujet avait été abordé en cours d’histoire, mais ce n’était pas vraiment réel. Le fait de parcourir ses salles, de voire ses objets, ça devient bien plus réel et on imagine ce qu’à pu être la vie de tous ses hommes, femme et enfants, arrachées à leurs terres pour enrichir d’autres êtres humains.

 

Les temps révolutionnaires et le XIXe.

Nantes ne fut pas épargné par la révolution, la terreur et surtout par la guerre de Vendée. Je t’en parlerais plus lorsque je te parlerais de mon village. J’aime beaucoup l’histoire, celui des villes ou des édifices. J’aurais aimé travailler dans un musée ou être archéologue. Mon propriétaire, il m’a beaucoup appris lorsque je suis arrivée. Oui, on a un cours d’histoire, Robespierre, Danton, Saint-Just, mais pas forcément comment une ville, un bourg ou une région est impacté. Comment cela est vécu par le peuple. Les pierres traversent l’histoire et la transmettent à ceux qui savent regarder (C’était ma minute philosophique :p).

Après l’abolition de la traite négrière, une majeure partie des armateurs nantais poursuivent leurs activités illégalement. Il faudra attendre la troisième loi abolitionniste et les sanctions encourues pour que les armateurs se tournent vers d’autres commerces et l’industrie. Le port de Nantes traité alors environs 100 000 « noirs », soit la moitié des activités liées au port.

La chasse à la baleine et les activités lié au sucre, au riz, au savons ou encore au chandelles se développa considérablement. Tout comme le chemin de fer et le chantier naval. La révolution industrielle est propice pour Nantes.

 

Les temps agités.

Au début du XXe la ville fut touchée par une vague d’antisémitisme suite à l’affaire Dreyfus. De nombreux commerces, supposés juifs, ont leurs vitrines brisées et piller. Le lendemain quasi la totalité des journaux locaux exprimaient leurs satisfactions face à « une saine réaction patriotique ». Ces scènes duraient deux jours avant que la municipalité réagissent et mettent fins au trouble.

Si Nantes ne fut pas touché directement par la Première Guerre mondiale, elle déplore de nombreux morts parmi ses « enfants ». Nantes subit de plein fouet la Seconde Guerre mondiale, les bombardements, l’occupation. Si tu as entendue parler de Guy Moquet, tu as donc entendue parler des 50 otages civils fusillé par les Allemands après la mort de leurs commandant abattus en pleine rue de Nantes.

Sous le gouvernement de Vichy, Nantes et la Loire Inférieure est arraché à son passé breton, pour former l’actuel Pays de la Loire.

Nantes a également la « paternité » de nombreuses spécialités culinaire et confiserie. Telle que la rigolette nantaise, le gâteau nantais, le berlingot. Il y a également des biscuiteries comme BN (biscuiterie nantaise) avec leurs biscuits fourrés et LU (Lefèvre-Utile) pour le célèbre petit-beurre.

 

 

J’ai appris de nombreuse choses grâce au musée et j’ai fais quelques recherche pour écrire cet article. Il y a tant à dire que j’ai dû faire un choix malheureusement. Je pourrais te parler encore et encore, mais j’ai peur de te perdre, si ce n’est pas déjà le cas. Si un jour, tu passes à Nantes, je t’encourage vraiment à faire un saut au musée de l’histoire de Nantes au Château des Ducs.

 

xo xo Natacha

Publié le Publié dans Pays de la Loire

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